Derrière les écrans de contrôle affichant une rentabilité record, ce sont des vies de cheminots qui se brisent en silence. Si la SNCF se vante d’être la plus « bankable » d’Europe, la CGT dénonce une réalité plus sombre et interpelle la direction sur la nature même de la stratégie patronale méthodiquement organisée.
Qu’est-ce que le harcèlement moral institutionnel ? C’est lorsqu’une direction déploie, en connaissance de cause, une politique d’entreprise qui dégrade les conditions de travail, porte atteinte aux droits, à la dignité et à la santé des salariés.
Les quatre leviers du système :
- L’insécurité comme mode de gouvernance. Flou entretenu sur l’avenir des métiers, éclatement de l’entreprise, privatisation rampante.
- L’organisation de la « qualité empêchée ». Objectifs financiers incompatibles avec la sécurité, outils inadaptés, anxiété chronique.
- Le Lean management et la « tension juste ». Suppression des temps de solidarité entre collègues, pression permanente pour plus de productivité.
- L’évitement et la répression syndicale. Isolement des représentants syndicaux, procédures disciplinaires, criminalisation de l’alerte sociale.
Toute ressemblance avec la stratégie patronale existante serait-elle fortuite ? Alors, risque ou stratégie ? Quand tout est planifié, peut-on encore parler de “risques” ?
Croire que les cheminot·es baisseront la garde est voué à l’échec.
Nous avons collectivement le pouvoir d’agir ensemble à la CGT.
Lire le communiqué de la Fédération CGT des cheminots
