M. le Président de la SNCF : les reculs ne se négocient pas !

Le 10 mars, les syndicats ont été reçus par la direction. Loin d’apaiser le climat social, cette rencontre a ouvert une véritable brèche : la direction attaque nos temps de repos.

Alors que la loi ne l’impose pas, le Président de la SNCF refuse de revenir sur la casse de l’entreprise publique via ses filiales. Pire, il a annoncé son intention de réduire les temps de repos dans les filiales existantes, sacrifiant d’abord les cheminots concernés pour créer un précédent dangereux.

Pour la CGT, c’est inacceptable.
Les repos ne sont pas une variable d’ajustement. Ils sont essentiels à la récupération, à la sécurité des circulations et à la qualité de vie des agents. Remettre en cause ces droits, c’est menacer la sécurité et ouvrir les hostilités contre l’ensemble du corps social.

L’urgence est ailleurs. Il faut reconstruire un dialogue de proximité pour traiter les conditions de travail, et non organiser la balkanisation du service public. La CGT exige l’ouverture de négociations pour des Comités de Proximité SSCT et le retour à une entreprise unique et intégrée.

Assez des reculs imposés ! La CGT appelle à défendre nos conquis sociaux (35h, droits collectifs) et à exiger une grille unique de salaires pour tous, statutaires et contractuels.

L’heure est à la riposte et à la mobilisation !